SAULE – ‘Symbiose Agriculture Urbaine Logement Ecosystème’

Sur la densification du quartier des Archiducs :
Etat des lieux et pistes de réflexions

Rappel : SAULE, qu’est-ce que c’est?

C’est un projet de co-création (financé par Innoviris) réunissant des citoyens, des professionnels de l’agriculture urbaine, des chercheurs, des spécialistes de l’information sociale et des urbanistes. L’objectif est de réfléchir ensemble aux liens possibles entre les projets d’agriculture et de nouveaux logements en ville. Le projet se centre sur la Ferme du Chant des Cailles à Watermael- Boitsfort et sur le quartier des Archiducs – Logis-Floréal. Il a commencé en mars 2017 et se terminera en mars 2020.

AU Vs Logements : Les enjeux de la densification

Si le logement fut l’une des fonctions faibles de notre capitale durant de longues années (Bruxelles a en effet vu son centre-ville déserté de ses habitants jusqu’aux années 90, et la ville souffre encore d’un manque de logements accessibles à toutes les tranches de la population), l’agriculture urbaine (AU) quant à elle, est une fonction à la fois en plein essor et une activité fortement menacée par les projets de développement de la ville.

Les terres cultivables sont rares sur le territoire, de même que les terrains à bâtir. Il arrive dès lors que ces deux fonctions s’affrontent.

SAULE, à la rencontre d’un quartier

Le projet SAULE s’ancre directement dans l’expérience de la Ferme du Chant des Cailles, à Watermael-Boitsfort.

Ce terrain, mis à disposition de manière provisoire par le Logis en 2014 aux citoyens dans l’attente d’un projet de logements, a toujours été dédié à la fonction agricole.

Néanmoins, dans le cadre d’une vision du développement de la ville, la parcelle dite « du champ des Cailles » est affectée à la fonction résidentielle depuis le premier PRAS en 2001.

La Ferme du Chant des Cailles asbl rassemble aujourd’hui à la fois un mouvement citoyen et des professionnels de l’alimentation durable (maraîchers, bergers et herboristes). Le projet de construction sera quant à lui étudié de manière règlementaire dans le cadre de l’élaboration d’un PPAS englobant dans son périmètre l’actuel champ des Cailles.

L’étude SAULE vient étudier les conditions de développement harmonieux à la fois de la fonction logement – et plus généralement de « l’habiter » – et de la fonction agriculture urbaine. A l’échelle du quartier comme à celle métropolitaine.

SAULE, à la rencontre d’un quartier (suite)

Afin d’étudier le quartier, de nombreuses rencontres avec les habitants et différents publics cibles ont été organisées. Des visites d’exemples inspirants (Projet Zinto, Boeren Bruxsel Paysans, …), ou encore l’organisation de conférences-débats (Philippe Defeyt : politique de production de logement pour tous ; Roselyne de Lestrange : Territoire et paysages de l’agriculture non conventionnelle de la métropole bruxelloise ; Catherine De Zuttere : quelles possibilités d’installation de l’AU à Bruxelles ; …) ont permis à l’étude SAULE de venir enrichir les pistes de réflexions, de décaler les perspectives et d’ouvrir de nouvelles idées pour le développement harmonieux du quartier et de la région bruxelloise, dans un but d’interaction positive entre la fonction logement et l’agriculture urbaine.

L’étude SAULE vient à la fois chercher des réponses au besoin en logements accessibles sur le territoire régional et aux conditions de développement et de pérennisation de l’agriculture urbaine à l’échelle régionale.

A mi-parcours de cette étude innovante, il nous a paru nécessaire de faire le point sur l’état actuel de nos recherches, des besoins mis en évidence dans le quartier, de nos analyses juridiques urbanistiques ou encore des divers apprentissages issus des rencontres, visites, etc. Ces premières recommandations visent à ne plus opposer deux fonctions qui se complètent (habiter, se nourrir, …) mais bien entretenir cette symbiose au sein des nouveaux projets.

Il va de soi que cet article ne se veut pas exhaustif, mais offre un aperçu de l’état actuel de la recherche et de son développement futur.

Diagnostic du quartier – Premières analyses juridiques et historiques

Extrait de la carte des affectations – PRAS

Si le premier PRAS a permis à l’époque de protéger et de renforcer la fonction logement en ville, les outils actuels de l’urbanisme bruxellois ne sont pas encore adaptés aux spécificités de l’agriculture urbaine et à cette nouvelle manière de produire et de consommer de manière locale et durable.

Pourtant, la cité-jardin du Logis-Floréal a dès son origine porté une vocation de cité nourricière, distribuant les espaces afin de permettre à la fois l’utilisation des espaces extérieurs en petits potagers et disposant de nombreux arbres fruitiers au bénéfice de ses habitants au cœur de la cité.

La Région bruxelloise – notamment via la Stratégie « Goodfood » – soutient aujourd’hui cette double ambition du « mieux produire » et « mieux manger ».

Cueillette des Pommes à la cité‐jardin – Le Logis-Floréal À Watermael-Boitsfort, 1940 (aut,E., Liesens, L., Cites‐Jardins 1920-1940, AAM éditions, février 1994, p.21.)

Pistes juridiques pour pérenniser la fonction agricole aujourd’hui :

Si l’AU n’est pas prise en compte actuellement dans la hiérarchie des plans régionaux, elle est juridiquement possible là où ce n’est pas interdit. Le site du champ et l’essentiel du quartier sont en zone d’habitation à prédominance résidentielle.

Dans ce type de zone urbanistique, les équipements d’intérêt collectif sont autorisés. Cette affectation d’équipements est d’ailleurs la plus répandue au sein des fermes urbaines de la Région bruxelloise.

Un enjeu pour la pérennisation d’activités agricoles en zone résidentielle est de considérer les bâtiments nécessaires au développement de la ferme comme participant pleinement au bien- être collectif du quartier. En effet, l’AU est porteuse de valeurs qui vont bien plus loin que l’agriculture conventionnelle : cohésion sociale, pédagogie, santé, santé mentale, économie énergétique par vente en circuit court, …

 Pistes historiques pour pérenniser la fonction agricole aujourd’hui :

Classée depuis le 15 février 2001, « en raison de son intérêt historique, artistique, esthétique et scientifique la cité, et un talus en particulier, abrite une colonie de lucanes exceptionnelle et unique en région bruxelloise – l’ensemble du Logis-Floréal est soumis à une réglementation drastique. Celle-ci précise clairement les « conditions particulières de conservation concernant l’ensemble des maisons unifamiliales, des jardins et des espaces publics » et interdit désormais toute atteinte à l’unité et à la cohérence de l’ensemble tant au point de vue des jardins et espaces publics que du bâti. […] Quant à la végétation, elle est soumise à des règles tout aussi précises qui ont pour objectif la conservation et la protection de l’ensemble des essences et du tracé paysager. » (Les cités-jardins : Le Logis-Floréal, Laure Eggericx et Yves Hanosset, Ministère de la Région de Bruxelles-Capitale – Direction des Monuments et des Sites, p. 14)

Un projet visant à établir un plan de gestion des espaces verts (hors jardins privés) est actuellement en cours sur l’ensemble de la cité-jardin. Cette étude a entre autre pour objectif de remettre en valeur le caractère nourricier présent dès la conception de la cité, par la plantation d’arbres fruitiers, la réhabilitation des vergers et la définition des espaces potentiellement cultivables, en accord avec la vocation et l’histoire du site. (Etude en cours : Christian Duchâteau).

La cité-jardin est parcourue de nombreux cheminements de type venelles. Celles-ci permettent à la fois une bonne percolation dans le quartier et peuvent servir de support à l’élaboration d’une trame agricole, dans et au-delà de la cité jardin.

Cette visée nourricière au sein d’une cité de logement est une des clés pour le développement harmonieux des fonctions habitat et agricole. Celle-ci devrait être prise en compte dans l’ensemble des projets en cours et à venir au sein et à proximité du périmètre de la cité-jardin.

Rappel des différents projets en cours ou à l’étude

Diagnostic du quartier, avec le quartier

La Ferme du Chant des Cailles (FCC) a pour but de s’inscrire dans la mise en œuvre d’une agriculture agro-écologique urbaine, de proximité, créatrice de biodiversité ainsi que dans la volonté de sensibiliser et contribuer à l’éducation à l’agro- écologie et à l’alimentation saine.

En créant des synergies entre des activités professionnelles et citoyennes, elle s’inscrit dans une perspective de relocalisation de l’économie, d’ouverture sur le quartier, de participation aux questions relatives à la vie du quartier, ainsi que de protection de l’environnement de manière large.

Elle considère que la convivialité, la création de liens, le plaisir sont des éléments moteurs du projet tout comme les échanges de savoir-faire, animés par un esprit coopératif, ainsi qu’un mode de fonctionnement démocratique et participatif. Elle s’appuie sur une dynamique intergénérationnelle de mixité sociale en cherchant à pérenniser sa démarche.

Production actuelle de la Ferme du Chant des Cailles Extrait du rapport annuel de l’étude SAULE, pour INNOVIRIS

Aujourd’hui, la Ferme du Chant des Cailles se compose de 5 pôles, la plupart sont des pôles nourriciers :

  • Le maraîchage : pôle professionnel qui fournit annuellement 308 personnes en légumes en auto-cueillettes
  • Le Bercail : pôle professionnel d’élevage de 38 brebis à la traite, et une cinquantaine d’agneaux qui se trouvent respectivement sur les terrains appartenant au couvent Saint-Anne et sur le Chant des Cailles. A cela se rajoutent des brebis à la retraite qui sont des éco-pâtureuses de quartier.
  • Herbae : pôle professionnel composé de 3 personnes qui développent la production et la transformation d’herbes aromatiques ainsi que des animations autour de leur production.
  • Les jardins collectifs : projet éco-participatif, composé d’une septantaine de citoyens qui se partagent la gestion du jardin collectif dans un esprit de convivialité et d’échange de savoirs, avec la volonté de cultiver dans le respect du sol et de la biodiversité.
  • Le quartier durable : groupe d’habitants réunis autour de l’envie de vivre pleinement le quartier en organisant des activités sur le Chant des Cailles et dans les espaces collectifs des Cités-Jardins.

Un grand nombre d’activités sont organisées conjointement par certains ou l’ensemble de ces pôles, que ce soit avec une visée pédagogique ou une volonté d’ouverture au quartier et de cohésion sociale.

Ainsi, on peut citer :

  • Les activités pédagogiques qui consistent en l’accueil de classes pour des activités sur le Chant des Cailles mais aussi en l’accueil de groupes d’enfants, voire d’adultes, pendant le week-end et les congés scolaires et dont les objectifs principaux sont l’éducation à l’environnement (ERE), à la biodiversité et à l’agriculture urbaine, avec le lien entre l’élevage et le soin à la terre nourricière.
  • Les événements ponctuels tels que les fêtes de la FCC, les transhumances, la fête de la courge co-organisée avec le plan de cohésion sociale du Logis-Floréal, …

Rencontres et Ateliers

Sur base des diverses analyses de la situation existante du quartier et des éléments récoltés, de nombreuses rencontres et ateliers ont été réalisés.

Ceux-ci ont permis :

  • Premièrement, de réunir des informations sur les habitudes alimentaires du quartier, les besoins, les fonctions et services présents et manquants pour chacun.

Une carte collaborative : « les Trésors du quartier » a été réalisée, afin de mieux faire connaître et d’encourager les dynamiques déjà existantes au sein de celui-ci.

  • Une analyse plus fine de l’historique de la cité jardin, des équipements présents et des dynamiques présentes (potager collectif, poulailler, maison de quartier, etc.), des différents espaces publics disponibles, des cheminements et des percolations dans le quartier, des besoins exprimés par ses habitants, mais aussi des besoins liés au développement du pôle agricole et/ou pédagogique de la Ferme du Chant des Cailles, de sa fonction de cohésion sociale, … a permis d’identifier une liste des besoins des différents publics (FCC, PCS, tout public)
  • Faisant suite à ces ateliers visant l’identification des besoins, une nouvelle série d’atelier a permis de réfléchir sur des potentiels scénarios de constructions et de spatialisation :
    • En construisant des scénarios basés sur une priorisation des fonctions
    • En testant et argumentant des implantations potentielles et des volumétries sur et aux abords du champ.

Remarque : le travail étant actuellement en cours, voici les grandes lignes des résultats et convergences de ces différents ateliers.

Ainsi, au niveau des équipements et des différentes activités et services au sein du quartier

  • La première préoccupation, citée à de nombreuses reprises et en priorité par la majorité des participants concerne les commerces de proximité. Ainsi, le manque de commerces du type : boulangerie, boucherie, lavoir, etc. est pointé à maintes reprises. De plus, une attention particulière sur l’accessibilité économique des commerces existants est également régulièrement exprimée. A noter que les noyaux commerciaux historiques (rue des Archiducs et aux alentours du Studio logis) sont tous deux en déclin.
  • La construction d’une maison de quartier est considérée comme essentielle pour l’ensemble des publics rencontrés. Celle-ci devrait pouvoir accueillir des activités multiples (salles de classe, salle polyvalente, possibilité d’y développer les activités pédagogiques de la ferme, etc.).
  • Une maison médicale et des infrastructures d’accueil de la petite enfance sont également nécessaires dans le quartier. Si le projet sur Archiducs Sud comprend ces deux équipements, des craintes restent néanmoins exprimées vu les nombreux nouveaux ménages à venir (logements neufs ou réhabilités).
  • Cuisine collective, permettant par exemple de faire le lien entre l’épicerie sociale, les activités de la ferme, et l’ensemble des habitants du quartier.
  • Four à pain (idem)
  • Frigo solidaire (idem)
  • Outilthèque / objetothèque
  • Recyclerie, avec un espace pour une pépinière d’artisans / locaux de formation et réparation, atelier vélo, …

D’une manière générale, une grande attention est donnée à la préservation des espaces verts, le sentiment de campagne en ville, et à la valorisation des espaces de détente existants.

Ainsi, au niveau des équipements liés aux pôles de la Ferme du Chant des Cailles

  • La bergerie et la fromagerie nécessitent beaucoup d’espaces. Il sera donc difficile de l’intégrer sur le site du champ des cailles sans perdre trop de surfaces cultivées et pâturage.
  • Petits locaux : stocks des outils, rangement et magasin de semences, séchage, grainothèque
  • Halle : possibilité d’agrandissement de l’espace existant.

Une attention particulière à la bonne gestion des eaux est également requise (problématique forte de sécheresse cet été 2018).

D’une manière générale, les volontés convergent pour préserver un maximum les espaces cultivés et pâturages, de construire en matériau écologique et uniquement des structures légères sur le champ lui-même, de tenir compte de la déclivité, de l’ensoleillement, du vent et microclimat, des perspectives du site, etc.

Ainsi, au niveau du logement

  • La question de la typologie du logement est posée et des différents types de besoins en termes d’habitat (logements communautaires, logements d’accueil/de transit/d’urgences, logements à destination des travailleurs/stagiaires/activités propres à la ferme, etc.). Notons également la problématique régulièrement pointée par les habitants, sur les difficultés de trouver un logement abordable dans la commune, en- dehors du logement social,
  • Mêmes remarques sur les préférences d’implantations que pour les divers équipements cités ci-dessus,
  • Pour minimiser les impacts au sol, possibilité également d’implanter des logements aux étages des éventuels équipements/infrastructures à destination du quartier et/ou de la ferme.

Recommandations

En termes d’intégration et d’équilibre du quartier

  • Veiller à l’équilibre entre les différentes fonctions dans le quartier, et s’appuyer sur les dynamiques existantes en termes de cohésion sociale et d’agriculture urbaine,
  • Penser à nourrir cette dynamique d’échanges : habitat / agriculture urbaine au sein des nouveaux projets,
  • Investiguer les espaces vacants ou sous-utilisés du quartier (Salle de la Fabrique d’Eglise, logements sous-occupés, etc.). Voir également les réflexions issues de la conférence de Phillippe Defeyt à ce sujet,
  • Permettre des percolations afin de nourrir le concept de trame agricole au sein du bâti et des aménagements extérieurs.

En termes de patrimoine historique et de potentiel de la cité-jardin

  • Entretenir l’esprit « nourricier » de la cité jardin (arbres fruitiers, cheminement cultivé),
  • Permettre une ouverture des sites, dans l’esprit de promenades et venelles de la cité jardin.

En termes de qualité des sols, biodiversité

  • Préserver au maximum la terre fertile du champ (voir argumentaire sur la qualité des sols),
  • Préserver la biodiversité (notamment sur le site « Petit Cailles »).

 En termes de durabilité et d’éco-construction

  • Encourager les matériaux durables et les principes de l’éco-construction,
  • Donner une attention particulière à la gestion des eaux, sur chaque site et à l’échelle du quartier.

Pour le site spécifique du champ des Cailles et le développement des activités de la Ferme du Chant des Cailles asbl

  • Poursuivre le développement du pôle pédagogique et la fonction cohésion sociale de la Ferme du Chant des Cailles sur le site et au sein du quartier,
  • Favoriser les principes de l’éco-construction et les structures légères pour les besoins exprimés sur le champ lui-même (halle/agora, stock des outils),
  • Répondre à la demande forte de préserver la magie des lieux, les perspectives et l’organisation naturelle sur le champ,
  • Veiller à limiter l’impact des éventuelles constructions (ensoleillement, perspectives, etc). Dans ce sens, étudier la possibilité de construire sur le bas du site, moins impactant.

Le 13 juillet 2017, le quotidien « Le Soir » informe que le gouvernement bruxellois suspend le projet de construction de 70 à 80 logements sur le site du champ des Cailles – l’un des seuls projets d’agriculture urbaine de la région Bruxelloise. Vu l’ampleur et l’essor que prend la Ferme du Chant des Cailles, le Gouvernement régional bruxellois décide d’un moratoire pour les constructions prévues sur le champ, afin notamment d’attendre les conclusions de l’étude SAULE.

En effet, la parcelle cadastrale sur laquelle s’est développée la Ferme du Chant des Cailles fait partie du Plan logement communal de Watermael-Boitsfort, lancé en 2013 et qui comprend environ 250 logements. Le projet de construction sur le site qu’occupe la Ferme du Chant des Cailles soulève des problématiques majeures auxquelles le projet SAULE tentera de répondre :

  • Dans un contexte de croissance démographique et de densification, ne peut-on pas penser la ville autrement qu’en opposant le logement et l’agriculture urbaine?
  • En plus de rendre nos moyens de consommation plus durables, l’agriculture en ville peut avoir une multitude d’autres bienfaits urbains : dynamiques citoyennes, pédagogie et formation, opportunités d’emploi, lieux de rencontres, solidarité pour les plus démunis, espaces verts, paysage,…

Le but de l’étude n’est pas de fournir une ‘réponse’ définitive mais bien d’expérimenter ensemble (citoyens, professionnels et chercheurs) afin de renforcer la capacité des citoyens. Et encore de proposer des outils aux opérateurs publics pour penser la ville de manière moins cloisonnée, avec d’un côté le logement et de l’autre côté l’agriculture urbaine.

SAULE, ça veut dire quoi ? S.A.U.L.E. pour Symbiose Agriculture Urbaine Logement Ecosystème, une étude financée par  INNOVIRIS dans le cadre des projets co-create.

Qu’est-ce que c’est ? C’est un projet de co-création réunissant des citoyens, des professionnels de l’agriculture urbaine, des chercheurs, des spécialistes de l’information sociale et des urbanistes ( l’Agence Alter, l’ERU, la Ferme du Chant des Cailles, le LOCI (UCL)
L’objectif de ce groupe de travail ? Réfléchir ensemble aux tensions, oppositions et solutions d’articulation entre les projets d’agriculture et de logement en milieu urbain.
 
Lancez les capsules soundcloud et écoutez le reporting audio de la première phase du projet SAULE intitulé : « État des lieux et inspirations ». Cliquez sur les différents boutons sur l’illustration du dessous, vous découvrirez des éléments de réflexions et de productions en cours.

 « Étape de travail : ce document peut présenter les petites imprécisions d’un travail non-définitif’ »

“Quel avenir pour le quartier?”

Dans le cadre du projet SAULE, trois visites de quartier ont été organisées en juin 2018, dans le quartier de la ferme du chant des cailles située en plein cœur d’une des plus grandes cités-jardins d’Europe dans la commune de Watermael-Boitsfort.

Nos guides de ces visites sont Marie Demanet, historienne et urbaniste à l’ERU, Laurence Lewalle, chargée du projet SAULE à la ferme du chant des cailles, Ann De Gheest, maraichère à la ferme du chant des cailles, Anne Dirix, Marie-Noëlle Stassart, Sylvette, Daniel Soumillon quatre membres actifs de la ferme. Cette visite interactive vous emmène à la découverte d’un quartier unique. Découvrez sa cité-jardin, ses projets d’alimentation durable, ses projets de construction et de rénovation du logement existant, ses commerces, ses équipements et les nombreux enjeux du quartier.

SAULE est un projet co-create INNOVIRIS initié par la Ferme du Chant des Cailles en partenariat avec ERU asbl, UCL/LOCI et l’Agence Alter, asbl.

Contacts : saule@eru-urbanisme.be; llewalle@chantdescailles.be